Et Chez l’enfant ?
L’obésité de l’enfant et de l’adolescent est une maladie chronique reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé : elle ne se résume ni à « trop manger », ni à un manque de volonté. La repérer tôt et accompagner l’enfant avec sa famille, sans culpabiliser, change durablement sa trajectoire de santé.
Définition
L’obésité chez l’enfant ne se résume pas à « trop manger » ou « ne pas assez bouger » ni dans les causes, ni dans les traitements.
Comme chez l’adulte, elle ne relève pas simplement d’un manque de volonté ou d’un comportement individuel.
Aujourd’hui, l’obésité est reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme une maladie chronique, caractérisée par un excès de masse grasse pouvant avoir des conséquences sur la santé et le bien-être.
Pour la dépister, les professionnels de santé utilisent notamment l’indice de masse corporelle (IMC), calculé à partir du poids et de la taille, et reporté sur des courbes adaptées à l’âge et au sexe de l’enfant (recommandations OMS).
Cependant, cet indicateur ne suffit pas à lui seul.
Le médecin prend également en compte :
L'impact sur la vie quotidienne
Le rapport de l'enfant à son image corporelle
Son ressenti face au regard des autres
D'éventuelles limitations dans les activités
La présence de troubles associés (métaboliques, articulaires, essoufflement à l'effort…)
L'obésité est une maladie multifactorielle
L’obésité ne dépend pas d’une seule cause. Elle résulte de l’interaction de facteurs biologiques, génétiques, des habitudes de vie (alimentation, activité physique, sédentarité, sommeil, écrans), de l’environnement familial et social, mais aussi des évènements de vie et et des facteurs psychologiques.
Sa prise en soin repose sur une approche globale, personnalisée, bienveillante et inscrite dans la durée.
Pourquoi l'obésité apparaît-elle ?
Il n’existe jamais une cause unique. Plusieurs facteurs peuvent intervenir — sélectionnez un onglet pour explorer chacun d’eux.
Chaque enfant est différent face à la prise de poids. Certains éléments peuvent intervenir :
Prédispositions génétiques
Fonctionnement propre du métabolisme
Hormones intervenant dans la régulation de la faim et du rassasiement
Concrètement, certains enfants peuvent :
Stocker plus facilement l'énergie
Ressentir la faim plus souvent
Ressentir moins rapidement ou peu le rassasiement et la satiété
Les émotions et le vécu personnel jouent aussi un rôle important :
Stress, anxiété, événements de vie, psychotraumatismes ou traumatismes complexes
Stigmatisation (intra-familiale, médicale ou scolaire)
sous forme de moqueries ou harcèlement par exemple
Relation à l'alimentation
(réconfort, gestion des émotions)
Estime de soi
Par exemple : le stress, la fatigue, l’ennui peuvent influencer le besoin de manger. Manger apporte du plaisir, parfois en guise de réconfort et suite à un besoin spécifique.
Le quotidien peut également influencer les habitudes :
Accès à une alimentation variée et équilibrée
Exposition régulière à des produits transformés
Organisation familiale
(rythme de vie)
Possibilité de pratiquer des activités physiques régulières
Exposition aux perturbateurs endocriniens ou polluants
D’autres facteurs souvent sous-estimés peuvent jouer un rôle :
Manque de sommeil
pouvant impacter les sensations de faim et rassasiement
Temps passé assis
notamment devant les écrans
Certains traitements médicamenteux
Quelles peuvent être les conséquences ?
Elles ne sont ni systématiques ni identiques pour tous les enfants.
Certains signes peuvent néanmoins alerter et justifier un avis médical — sélectionnez un onglet ci-dessous.
Des signes peuvent alerter sur la croissance de l’enfant :
Accélération rapide de la prise de poids
Corpulence qui augmente précocement au-delà des courbes de référence
L’obésité peut affecter le quotidien de différentes manières :
Risque accru de développer certaines maladies
(cardiovasculaires, métaboliques…)
Essoufflement inhabituel
Douleurs musculaires ou articulaires
(dos, genoux, pieds…)
Troubles du sommeil
(ronflements, sommeil agité)
Difficultés à pratiquer une activité physique
Alimentation automatique ou liée aux émotions
Le bien-être psychologique peut aussi être impacté :
Baisse de l'estime de soi
Repli sur soi, mal-être
Difficultés relationnelles
Moqueries ou situations de harcèlement
Parfois, la stigmatisation peut aussi exister dans l’entourage, y compris au sein de la famille (remarques, comparaisons, différences de traitement au sein d’une fratrie par exemple…).
En cas de doute, il est important d’en parler avec un professionnel de santé qui pourra évaluer la situation et proposer, le cas échéant, un accompagnement.
Quand consulter un professionnel ?
Consultez si vous êtes préoccupé par le poids ou la croissance de votre enfant, ou si vous observez un ou plusieurs signes évoqués ci-dessus.
Un professionnel de santé (médecin, pédiatre…) pourra évaluer la situation et proposer un accompagnement.
