Questions / Réponses
FAQ
L’obésité est une maladie chronique (= qui évolue dans le temps) associée à un risque accru d’autres maladies et complications.
Cependant, être en situation d’obésité ne signifie pas forcément être en mauvaise santé, chaque personne est unique et chaque situation doit être évaluée individuellement.L’obésité se définit à partir de plusieurs indicateurs de santé, dont le plus utilisé est l’Indice de Masse Corporelle (IMC) correspondant à la formule : poids (kg) / taille²(m)
Comment interpréter l’IMC ?
Un IMC compris entre 25 et 30 correspond à une situation de surpoids.
L’obésité se traduit par un IMC supérieur à 30, avec différents stades de sévérité (obésité de classe 1,2 ou 3).
Pour autant, l’IMC seul ne suffit pas : il est un bon outil à l’échelle d’une population, mais présente des limites à l’échelle individuelle.
Il convient alors de prendre en compte d’autres indicateurs comme le précise la nouvelle définition de l’obésité proposée en 2025 par The Lancet, notamment à travers l’analyse de la composition corporelle (répartition et localisation de la masse grasse).
L’obésité ne se résume donc pas à un chiffre quel qu’il soit (poids sur la balance, valeur de l’IMC, etc.), mais à une maladie complexe multifactorielle, nécessitant un accompagnement personnalisé et adapté, encadré par des professionnels de santé.Oui, tout est ici : Les médicaments de l’obésité
A partir du 15 juin 2026, le Wegovy® est remboursé par l’assurance maladie sous conditions : Remboursement des traitements médicamenteux de l’obésité
Rappel : un CSO prend en soin les patients ayant une obésité sévère et/ou compliquée, de grade 3a ou 3b selon les recommandations de la HAS. Vérifiez cela avant de nous contacter :
Metz-Thionville : cso@chr-metz-thionville.fr
Nancy : cso-nancy@chru-nancy.fr
Reims : csoca@chu-reims.fr
Strasbourg :L’excès de poids rend la vie souvent plus compliquée. Discrimination à l’emploi, mauvais accueil dans les magasins, jugements de valeur négatifs, regard des autres peu indulgent, voire moqueries… autant de situations qui minent l’estime de soi et la confiance en soi. Apprendre à s’affirmer, développer son sentiment d’efficacité personnelle et l’estime de soi sont parfois des moyens d’aller mieux et de reprendre sa vie et sa santé en main. Les psychologues sont compétents dans ces domaines.
Parfois, c’est l’image que nous renvoie le miroir qui fait souffrir. On parle alors de trouble de l’image corporelle. Un accompagnement psychologique permet souvent d’aller mieux et d’apprendre à changer de point de vue sur soi.
Dans d’autres circonstances, l’excès de poids est associé à des problèmes de santé tels que la dépression, l’anxiété, les TOCs (Troubles Obsessionnels Compulsifs) ou toute autre maladie psychiatrique. Il est alors important de rechercher un lien éventuel entre la maladie et la prise de poids. Très schématiquement, le mal-être, quelle que soit son origine, peut induire des « envies de manger » :
Je ne vais pas bien → je mange → je prends du poids
Dans ce cas, la prise de poids n’est que la conséquence d’une problématique plus complexe. Le rôle du psychologue est d’évaluer la situation et de hiérarchiser les priorités de prise en charge : aller mieux sur le plan psychologique avant de soigner son comportement alimentaire.Lorsque le comportement alimentaire est très perturbé, on parle de Trouble du Comportement Alimentaire (TCA). Envies de manger impérieuses, sentiments de perte de contrôle, compulsions alimentaires, etc … témoignent souvent d’une dérégulation franche de l’appétit. L’approche psychologique est une approche thérapeutique efficace . Elle est assurée sous la forme de consultations individuelles ou de groupe et prend le nom de psychothérapie. Actuellement, les psychothérapies comportementales et cognitives semblent les plus adaptées aux troubles du comportement alimentaire. Ces thérapies sont des thérapies actives, basées sur l’observation et des mises en pratiques. Il ne s’agit pas simplement de parler de ses problèmes mais de mieux comprendre ses propres envies de manger.
Il est important d’être ACTIF, pas forcément SPORTIF ! Le sport est une activité physique mais il n’est pas obligatoire de faire du sport pour être actif.
Les recommandations de l’Organisme Mondial de la Santé (OMS) recommandent 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine pour l’adulte.
Mais le plus important et de trouver du PLAISIR dans son et ses activités, d’être RÉGULIER et d’y aller PROGRESSIVEMENT (même si l’on est en dessous de ces recommandations au début, il vaut mieux un petit peu que rien du tout !)
Il y a différentes façon d’être ACTIF :
via les activités du quotidien : ménage, jardinage, bricolage…
via les activités professionnelles
via les déplacements actifs : marche, vélo, trottinette…
via les activités de loisir : jeux avec les enfants, petits enfants, nage, promenade…
via les activités sportives : en club, en association…
En complément de cela, il est important de limiter ses temps de sédentarité (= temps passés assis ou allongés) ou de les couper (ex : marche de 2-3 minutes toutes les 60 min passées assises).• Les déplacements :
-Faire les courses de proximité à pied, en vélo, en trottinette
-Se garer plus loin
-Amener les enfants à l’école
-Descendre une station avant votre arrêt de bus/tramway habituel
•A domicile
-Bouger et ce même devant la télévision (Ex : console jeux)
-Promener le chien un peu plus loin, un peu plus longtemps, ou plus régulièrement
-Jardiner, bricoler, faire le ménage
-Faire des exercices
•Au travail
– Se déplacer pour solliciter des collègues
– Sortir pour déjeuner
– Utiliser au maximum les escaliers, plutôt que l’ascenseur ou les escalators
– Marcher 2min toutes les heures passées assis
-Téléphoner debout/en marchant
-S’étirer
• Durant les loisirs (dont le sport) :
– Profiter des week ends pour aller bouger en famille
– Profiter des espaces verts autour de soi,
aller à la piscine, repérer les pistes cyclables…
-(Re)découvrir les villes/villages alentours à pied ou en vélo
– Trouver un club, une association, une structure
avec une activité adaptée à vos besoins et à vos capacités…
-Profiter des séances d’essai gratuites/offertes pour tester de nouvelles activités
-Télécharger des applications (gratuites) pour se mettre en mouvement (visorando, géocoaching, podomètre, etc.)
-Jouer avec ses proches : en intérieur (Twister, Just Dance !, Sports Nintendo Switch…), en extérieur (pétanque, tennis de table, etc.)NON ! c’est un idéal pour un maximum de bénéfices sur la santé. Mais, cela représente tout de même environ 7 km et 1h40 en moyenne. Nous obtenons des bénéfices sur la santé à partir de 6 500 pas par jour.
Nous ne sommes pas tous égaux face à la prise et/ou la perte de poids.
Celle-ci dépend de nombreux facteurs : la génétique, le métabolisme, le mode de vie, le stress, le sommeil, certaines maladies, ou traitements médicamenteux. Ces éléments influencent la façon dont le corps stocke et utilise l’énergie.
Notre poids varie également tout au long de notre vie, et cela est tout à fait normal.
La prise et/ou la perte de poids ne se résume donc pas à une question de volonté, uniquement fondée sur l’alimentation ou l’activité physique : chaque situation est unique et mérite une approche globale et personnalisée.Il est désormais démontré que les régimes font grossir sur le moyen ou long terme ! En effet, s’ils peuvent permettre une perte de poids temporaire, la perte de poids est suivie la plupart du temps d’une reprise de poids plus importante que le poids perdu initialement. C’est ce qu’on appelle « le yoyo » pondéral.
Les régimes restrictifs n’ont aujourd’hui plus de place dans la prise en charge de l’obésité. Ils peuvent entraîner de la frustration, favoriser des compulsions alimentaires, et conduire à une reprise de poids sur le long terme.
L’idée serait plutôt d’adopter des habitudes alimentaires équilibrées, variées et adaptées à son mode de vie.
Une approche globale, assurée par une équipe pluridisciplinaire, est recommandée.
Et tout cela concerne également l’enfant ou l’adoscent, sans oublier qu’il a des besoins spécifiques liés à sa croissance !Après un régime, il est fréquent de reprendre du poids. Pourquoi ?
Lorsque le corps est privé d’énergie (comme dans le cas d’un régime restrictif), il s’adapte : il dépense moins d’énergie et augmente les sensations de faim. Il s’agit d’un mécanisme normal de protection visant à préserver l’équilibre de l’organisme.
Lorsque le régime s’arrête, ces adaptations peuvent persister favorisant une reprise de poids, parfois au-delà du poids initial : on parle souvent d’effet “yoyo”.
Ce phénomène ne traduit donc pas un manque de volonté, mais bien un phénomène naturel du corps. C’est pourquoi il est préférable de privilégier une alimentation variée et équilibrée, sans restriction, en restant à l’écoute de ses sensations alimentaires.Il n’existe pas d’aliments « interdits » ou « miracles » : aucun aliment n’est donc à éviter. Il est conseillé de privilégier majoritairement des aliments bruts et peu transformés : fruits, légumes, féculents, protéines (viandes maigres, poissons, œufs, légumineuses, …), ainsi que des matières grasses de qualité. L’essentiel est de trouver le bon équilibre entre plaisir et santé !
« Manger, c’est vivre ! ». Les aliments consommés sont transformés en énergie nécessaire au bon fonctionnement de l’ensemble de nos organes (métabolisme de base). Les aliments sont notre unique source d’énergie ! Manger est donc un acte nécessaire et vital.
Aucun aliment ne fait grossir ! C’est l’excès qui fait prendre du poids. On peut considérer comme « excès », ce qui est mangé sans avoir réellement faim ou au-delà du sentiment de rassasiement. D’un autre côté, aucun aliment ne fait maigrir. Les aliments brûle-graisse n’existent pas !!!
👉 Recommandations MangerBougerIl est actuellement reconnu qu’il faut écouter ses signaux internes (faim et rassasiement, ressenti quand on mange plus lentement) qui nous renseigne sur les besoins en énergie de notre organisme et qui vont permettre de réguler notre poids. Ecouter son appétit et le respecter seraient la meilleure façon de manger !
Ecouter son appétit, c’est « manger quand on a faim » et « cesser de manger dès qu’on est rassasié », tout en mangeant de façon variée, sans interdits alimentaires. Le plaisir de manger est aussi un plaisir important à respecter.
Dans les cas complexes, il arrive que les signaux de l’appétit ne soient plus perçus ou que le comportement alimentaire soit dominé par « des envies de manger quand ça ne va pas » autrement appelé alimentation émotionnelle. Dans ce cas, parlez en à votre médecin : une consultation chez un spécialiste est nécessaire.Sauter un repas n’est pas bénéfique. En effet, l’idéal est d’être à l’écoute de ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété). Sauter un repas peut avoir un effet négatif si celui-ci est compensé par des grignotages par exemple où les aliments choisis sont la plupart du temps riche en matières grasses et en sucres et la quantité est difficilement contrôlée. Il vaut mieux être à l’écoute de son corps et manger selon sa faim et son appétit.
En général, il n’est pas utile de peser les aliments.
Actuellement les recommandations suggèrent de favoriser les approches comportementales basées sur les sensations alimentaires plutôt qu’un contrôle strict du type d’aliment et des quantités consommées.Il n’est pas utile de se peser tous les jours, surtout si l’évolution de votre poids est une source d’anxiété.
Des variations de poids peuvent être observées d’un jour à l’autre, en fonction de l’état d’hydratation, du transit, du cycle menstruel, des conditions météo, etc, et ne reflète pas forcément une masse grasse.
Pour suivre l’évolution de son poids, se peser une fois par mois est suffisant.C’est une question légitime et fréquente. La croissance d’un enfant n’est pas un long fleuve tranquille, et une augmentation rapide de la croissance pondérale peut être remarquée, sans qu’elle soit anormale pour autant. N’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé de l’enfant.
Trois étapes clés pour accompagner votre enfant :1. Faire le point avec un professionnel de santé
Le poids seul ne résume pas la santé de votre enfant. Rapprochez-vous de votre médecin (pédiatre, généraliste) qui pourra ainsi analyser avec vous la courbe de corpulence, faire un bilan global en recherchant notamment des facteurs ayant participé à une accélération de la croissance pondérale, souvent en lien avec l’histoire de vie de votre enfant, son vécu, ses expériences.
Il s’intéressera également à l’impact cette accélération sur votre enfant, sa qualité de vie, son rapport au corps, ses liens sociaux…
2. Privilégier les changements en famille
Selon la situation, votre enfant pourra avoir besoin d’échanger avec un professionnel sur son histoire de vie, ses habitudes quotidiennes, sa façon de gérer ses émotions, son rapport à son image corporelle…
Agissez en famille pour accompagner et soutenir votre enfant.
Les régimes alimentaires stricts ou restrictifs sont inefficaces et dangereux pour la santé de votre enfant et sont à éviter.
Misez dans un premier temps sur des changements simples : des repas partagés sans écran, un bon sommeil et des moments à partager en famille.
3. S’entourer d’une équipe bienveillante
Si la situation le nécessite, sachez qu’il existe des structures et des professionnels formés (diététiciens, psychologues, éducateurs en activité physique adaptée…) pour vous proposer un accompagnement sur mesure, sans jugement et adapté au rythme de votre enfant.
(annuaire des professionnels / Structures)
Le message à retenir : En agissant tôt et en modifiant de petites habitudes au quotidien, vous aidez votre enfant à grandir en bonne santé et bien dans ses baskets !Un seul repas pour toute la famille, un menu unique : Il est important de ne pas faire de différences au sein de la fratrie. Les portions doivent être adaptés à l’âge de chacun. Il est également important que les enfants aient le même rythme de prise de repas, c’est-à-dire qu’ils passent au plat suivant en même temps pour une bonne harmonie. L’alimentation doit être le plus variée possible et les conseils donnés pour l’enfant en surcharge pondérale sont bons et applicables pour toute la famille.
Le grignotage est souvent synonyme d’ennui ou de réaction face à une émotion (colère, tristesse, solitude…). L’enfant grignote pour compenser un mal-être ou une inoccupation. Ainsi, avant tout, l’objectif est d’identifier la raison du grignotage puis de détourner votre enfant de cette envie de manger en lui proposant de faire une activité par exemple. L’idée est qu’il trouve un moyen de s’occuper ou de se distraire (tout en évitant les temps prolongés devant les écrans) et qu’il accueille et extériorise ses émotions d’une autre manière que par l’ingestion de nourriture.
